Notre tissu social

De manière factuelle, en six points et en six expressions, Sakina nous parle de sa mode éclairée à travers la vie de notre entreprise. Quoi, quand, comment et combien ? Et, sur chaque sujet, au moins un exemple concret, illustré ici par un lien. Allez, c’est parti ! 

 

Sakina M'Sa, une entreprise d’insertion

Une marque est souvent rattachée à une entreprise. La mienne est devenue une entreprise d’insertion par l’activité économique, agréée par le Ministère du Travail (la DIRECCTE) depuis 2008. Cela signifie que l’entreprise accompagne les personnes éloignées de l’emploi, en les faisant travailler sur la création des prototypes de collection comme objet pédagogique et d’insertion.

Concrètement, nous proposons des CDDI de 2 ans dans l’entreprise avec un accompagnement social.

Nous comptons plus de 30 salariés accompagnés par l’entreprise avec des solutions personnalisées, apportées à chacun dans des domaines comme :

  • Alphabétisation (mise en place de cours)
  • Accès au logement
  • Santé et CMU
  • Formation (formation qualifiante : 25%)
  • Retour à l’emploi (sorties positives vers l’emploi : 70%)
  • Retour au pays d’origine (5%)

 

Pour en savoir plus, consultez cet article publié par Psychologies, cet article publié par Le Monde et ce reportage diffusé par France Télévisions.

 

Pour participer ou soutenir cette activité, n'hésitez pas à nous contacter !

Merci à no partenaires : l'État Français, la Ville de Paris et la Fédération des Entreprises d’Insertion.

 

Mode d’évasion

En 2011, j'ai poussé les portes de la maison d’arrêt des femmes de Fleury Mérogis. Depuis, on y organise chaque année une Fashion Week, avec 45 bénévoles réunis pour partager notre passion. Un seul objectif : le beau pour tous. Cette semaine de la mode se présente concrètement ainsi chaque année :

  • 50 personnes détenues défilent et participent aux activités préparatoires
  • 120 personnes détenues dans le public
  • Ateliers de découverte de la broderie
  • Séances de moulage sur buste
  • Séances de customisation
  • Rencontre avec un conservateur de musée et échanges autour d’une oeuvre d’art
  • Projection de films
  • Présence de coiffeurs, maquilleurs et habilleuses
  • Encadrement (5 cadres de maison de couture, 7 salariés du studio, 5 agents de la maison d’arrêt des femmes de Fleury Mérogis et 2 personnes du SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation)

Ce travail se prolonge, à notre niveau, en dévoilant les portraits de ces femmes, photographiées par Antoine d’Agata, sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Paris ou en co-réalisant un film-documentaire sur ces ateliers, produit par Agat Films et diffusé par France 3. 

 

Apprenez-en plus sur cette démarche de Mode d'Évasion avec cet article publié par Libération, cet article diffusé par la Ville de Paris ou encore ce reportage diffusé par France Culture.

 

 

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La « Haute » Culture 

Dans ma famille, ni les livres ni les expositions ne font partie des pratiques courantes. Je découvre la profondeur du code vestimentaire grâce au théâtre de Tadeusz Kantor, la lumière grâce à l’oeuvre d’Edward Hopper. Depuis, mon travail n’a de cesse de flirter entre le podium, l’atelier solidaire et la culture. 

J’ai eu la chance de déposer mon atelier nomade dans des centres culturels français à l’étranger, des galeries ou un musée afin d’y accueillir des publics qui, comme moi, n’avaient pas accès naturellement à l’art. Chaque individu est une oeuvre d’art, et la culture une langue universelle quel que soit le milieu social d’origine. Par exemple, en 2007, « L’Etoffe des Héroïnes » au Petit Palais a réuni lors d'un workshop 13 femmes provenant des banlieues ou en foyer de jour d’Emmaus pendant 9 mois, autour de créations collectives sur le thème de « la désobéissance », inspirées par des oeuvres permanentes du musée (et l’ utilisation d’une tonne de fripes de chez Emmaüs !). Benoit Peverelli a réalisé l’édito photos des vêtements issus de l’atelier. Ce projet est un regard sur l’absurdité de la consommation Kleenex et sur l’importance de construire une mode qui a du sens.

Concrètement :

  • 13 femmes ont suivi cet atelier pendant 9 mois
  • 3 d'entre d’elles ont été embauchées en CDDI dans l’entreprise
  • 20 conférences ont été offertes autours des oeuvres du musée (Les Demoiselles des bords de la Seine, Portrait de Madame Stern ou de Sarah Bernhardt...)
  • 20 cours de couture et de customisation ont été donnés
  • Plus de 25 000 visiteurs (du 29 juin au 19 août 2007)

 

Pour en savoir plus, découvrez cet article publié par iHearU, cet article publié par Le Monde, cet article diffusé sur L'Express ou encore cette pige réalisée par Fashion Network.

 

Une opération du même type a eu lieu en 2011, à l’occasion d’une résidence au 104.

 

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Le patchwork mondial 

La mode donne place à des workshop, dans les favélas, les Town ship, et les banlieues entre 2000 et 2015.

Concrètement :

  • Réalisation de 10  workshop dans les Town ship de Johanesburg
  • 30 séances de workshop à Maputo (Mozambique)
  • 30 séances de workshop à l’île de la Réunion 
  • 20 séances de workshop dans les Favelas à San Paolo et Estrela Nova, dans le quartier de Campo Limpo
  • Présentation de la collection issue de l’atelier lors de la Fashion Week de San Paolo
  • 30 séances de workshop au Congo, à Brazzaville

 

Pour en savoir, n'hésitez pas à consulter cet article rédigé par Le Monde, cet article publié par SOS Démocratie Comores ou cet article diffusé sur Africultures.   

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Front de Mode et « Mode Éclairée Academy »

L’ouverture du « Front de Mode » en 2015 a été l’occasion de réunir une cinquantaine de créateurs partageant la même vision du futur de la mode et ayant tous signés un « Manifeste pour un Écosystème de la Mode au XXIème siècle ». Notre travail prend ainsi une dimension militante. Nous allons parler dans les écoles de mode, nous en recevons d’autres à Front de Mode, nous intervenons dans des conventions d’entreprise ou dans des conférences TedX. 

Partager, éduquer, faire prendre conscience des conséquences dramatiques de la fast fashion sont des moments précieux qui nous entrainent nous-même à rester vigilants.

Prendre la parole, partager notre expérience avec nos échecs et nos victoires sont des moments qui nous encouragent à poursuivre ce chemin d'une hybridation entre savoir-faire et savoir-être face à une industrie qui doit changer de paradigme. 

 

Talks & Ateliers :

  • Université de Chicago
  • Université San Paolo Anhembi Morumbi 
  • Parsons School
  • ESMOD Paris, Lyon, Shangai 
  • Lycée la Martinière 
  • Université de la Mode Lyon
  • École Chardon Savard
  • Science Po
  • HEC
  • Kering
  • L’Oréal
  • Etam
  • H&M

N'hésitez pas, pour en savoir plus, à consulter ce TedX ou celui-ci, tous deux menés par Sakina M'Sa.

 

 

 

Découvrez ces articles diffusés par le Portal Anhembi, la Fondation Kering ou encore cet article publié par Wardrobe

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Le tissu social pour inspiration

En 1998, Sakina a imaginé et créé les ateliers du Tissu Social (nom forgé par le grand sociologue Jean Baudrillard pour qualifier cet évènement). 

Les mercredis et samedis, l’atelier de Bagnolet (93) était ouvert aux jeunes des quartiers et aux mères. Elles y pratiquaient la customisation de vêtements vintage et des DIY remplis de système D, de rires et de "learning by doing".

Concrètement, ce sont 6 ans d’ateliers hebdomadaires dans les banlieues parisiennes autour du thème « Décollez l’étiquette ! » avec plus de 180 workshop réalisés dans les centre sociaux et maisons de retraite du département. Le principe était de sensibiliser sur la nécessité de transparence dans l’industrie textile. Tout ceci se terminait par un défilé-performance dont les mannequins étaient les habitants, les mamas et les princesses du 93… Des interventions ont eu lieu dans les maisons de retraite, dont la Butte aux Pinsons à Bagnolet. Le principe consistait à animer des ateliers de coiffure, de maquillage, de couture pour les résidents qui participaient eux-mêmes à deux défilés en tant que mannequins. 

Merci à nos partenaires : la Région Ile de France, le Conseil Général, la Ville de Bagnolet, la Ville des Lilas, la Ville de Saint Denis, la Ville de Noisy le Sec et la Ville d’Aulnay Sous Bois.

 Pour en savoir plus, consultez cet article publié par Le Parisien et cet article publié par L'Humanité

 

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